French Trotters

29032009

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C’était un samedi comme les autres, je me promenais du côté de Bastille, la gueule enfarinée à cause d’une soirée passée à boire des bières au Fumoir près du Louvre. Plus rien ne pouvait sauver cette journée placée sous le signe de l’ennui et du mal de crâne lorsque sans prévenir, l’enseigne d’une boutique de fringues attira mon attention: French Trotters. Ce magasin n’existait pas la semaine dernière, sûr et certain. De la nouveauté, enfin de la nouveauté ! Youpi ya, me disais-je au fond de moi-même. Je pénétrais l’antre, saluais les autochtones et observais la superbe allure du couple de propriétaires qui arboraient de magnifiques vêtements d’origine scandinave pour la plupart : Filipa K, Nom de Guerre, Acne, Ymc… Toutes ces marques me clouèrent sur place, la bouche ouverte, les jambes coupées. C’est à cet instant que je sentis une goutte de sueur courir le long de ma colonne, le frisson de la fin qui approche ne laissant aucune autre alternative que de regarder le piège se refermer sur moi. D’ici très peu de temps, mon compte en banque allait décéder de la vie, tomber en ruines devant le trop grand nombre de t-shirts, jeans, vestes, chaussures et autres chemises que j’allais m’offrir dans un excès de boulimie. J’allais renouveler ma garde robe en un instant. Il fallait que je trouve de l’argent. Il me sembla à cet instant que vendre mon corps était l’unique solution mais face au peu d’enthousiasme des clients qui partageaient la visite de l’endroit, j’appelais mon banquier pour le prévenir d’une possible opération frauduleuse à venir. Par chance, il était en vacances ce jour-là. (Tous ces gens qui ne bossent pas le week-end…) Je décidais, seul, de sauter dans le vide, l’adage Carpe Diem collé au front.

Depuis, cette boutique est devenue ma bête noire. Je l’évite comme la peste car à chaque fois que j’y entre, impossible de me raisonner. Il y a quelques semaines, les mêmes dirigeants (futurs Rockfellers si tout le monde fait comme moi) ont ouvert un French Trotters spécialement dédié à l’homme cette fois-ci c’est-à-dire spécialement dédié à moi. Hier, j’y suis allé, poussé par une force maléfique. Désemparé face à ces habits de lumière et ces lignes épurées, j’ai encore succombé à ma boulimie consumériste. Depuis, je suis le nez planté dans les pages jaunes pour trouver un spécialiste de l’achat compulsif, un médecin miracle qui pourra trouver une solution contre l’attirance que j’ai pour cette boutique qui me veut du mal, cette boutique où tout est beau et rare. N’y allez pas, tout est magnifique, vous risqueriez de finir bien habillé et… pauvre.

FrenchTrotters
30 rue de Charonne 75011, Paris
T. 01 47 00 84 35

FrenchTrotters
Boutique homme
116 rue Vieille du Temple 75003, Paris
T. 01 44 61 00 14




Isild Le Besco

23112008

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On la connaît sans vraiment savoir dans quels films elle a joué. De mémoire, je l’ai vu dans Sade (César du meilleur espoir féminin), dans ce film sur cet horrible serial killer, puis hier soir dans Backstage, loué comme ça, par élimination. Elle y joue Lucie, une ado paumée qui voit débarquer un jour chez elle l’équipe de « Backstage », l’émission qui propulse d’un coup de baguette magique les célébrités chez leurs fans. La star en question, c’est Lauren (jouée par Emmanuelle Seigner), un mélange de Mylène Farmer et de Madonna qui a une nette tendance à la déprime depuis que son amoureux (Samuel Benchetrit) l’a quittée. Ce film parle de cristallisation – celle des fans pour leur idole -, de la relation unilatérale et pathétique qu’entretiennent une minorité d’entre eux avec leur vedette. Ce film parle de tout ceux qui donneraient leur vie pour une minute passée avec ELLE : leur star. Ceux qui attendent toute une nuit au pied d’un hôtel ou à la sortie de chaque émission de télévision à laquelle participe leur chanteur ou chanteuse préférés. C’est un bon sujet qui n’a jamais vraiment été exploité. Isild Le Besco… Perle rare qui tient ici le rôle d’une jeune fille fragile, folle par moment, éperdue surtout, et étrange tant son regard peut se perdre pendant de longues secondes, sans faillir du moindre clin d’œil. Une justesse qui donne la chair de poule, une justesse qui nous fait dire que sans elle, ce film n’aurait pas eu la même couleur.




C’est qui celle-là ?

23112008

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On se plaît à critiquer la Star Academy, pourtant, comme tout le monde, on la regarde. Mais pour chacun d’entre nous, ça coule de source, les participants sont fous car rares sont les « anciens » à avoir fait quelque chose de leur vie d’artiste : Jennifer, Nolwenn, Olivia Ruiz, heu…et les autres? Oubliés… Sur les 128 candidats, en huit ans d’émissions, ça fait peu. Pourtant, les premiers à s’être présentés à ce télé-crochet ont bien fait. Ils ne savaient pas à quoi ils s’exposaient les pauvres. Il fallait tenter. Ils ne pouvaient pas savoir qu’ils finiraient amputés de leur nom de famille. « Oh! tu as vu maman, c’est Patrice de la Star Academy » ou encore « Oh regarde la grosse, là! c’est la fille de la Star Ac’ ». C’est pour ça que je n’arrive vraiment pas à comprendre comment d’autres prétendants ont pu nourrir les saisons suivantes. Sans doute des mercenaires attirés par le fameux million d’euro mais sûrement pas des artistes. Lorsqu’on revendique ce statut, il n’est pas recommandé de prendre le risque de voir sa crédibilité réduite à néant quand bien même celle-ci n’est partagée que par un petit nombre de gens. Parce qu’après, c’est foutu! L’hécatombe de la première saison, l’hémorragie mentale qu’elle a provoquée auraient dû leur permettre d’y voir clair : cette émission grille à tout jamais les chances d’un artiste d’être crédible pour le plus grand nombre. Olivia Ruiz est l’exception qui confirme la règle même si je crois savoir que pour elle, les choses n’ont pas toujours été faciles, justement à cause de la marque Star Ac’. Elle s’est heurtée à très forte résistance…
Donc, comment se fait-il qu’après sept années d’horreurs, sept années qui auraient dû servir la cause des artistes de l’ombre – ceux qui tentent de se construire en multipliant les scènes, les sessions d’enregistrement, les répétitions – des jeunes gens pétris de talents (pour une minorité) n’aient pas eu l’intelligence de se rendre compte de l’immense erreur qu’ils étaient en train de commettre? Si vous leur posez la question, vous verrez que 90 % d’entre eux regrettent amèrement leur participation.
Mais le pire ne se trouve pas dans cet élément statistique. Le pire, c’est que tous les jours pendant quatre mois, ces « artistes » sont exposés au regard de millions de téléspectateurs qui aiment, détestent, se moquent et se vengent de leur propre condition en crachant sur les visages fatigués des participants bercés d’illusions par l’écho des fans massés devant la porte de l’hôtel particulier de la rue Charlot. Très particulier cet hôtel au vu de ce qui s’y passe… Hier soir, nous avons pu voir Edouard, dans le confessionnal, se toucher les parties intimes pour ensuite se renifler les mains comme un enfant de cinq ans qui chercherait à faire rire ses camarades de classe. Sauf qu’ici, la classe est habitée par cinq millions de personnes. Aïe. Grosse erreur. Si tu crois que tu vas incarner le rêve de milliers de jeunes filles, tu repasseras. Peut-être que ce geste constitue un acte de subordination ou un suicide électoral. Faire ça la semaine où tout le monde peut-être viré, c’est…spécial. Se toucher les couilles et se sentir les mains en direct à la télévision, franchement, ça craint. La suite logique, c’est l’élimination, la tragédie grecque, les profs qui pleurent, les élèves qui pleurent aussi mais hypocritement car ils sont ravis d’avoir été sauvés. C’est la sortie du château, la tristesse hivernale, puis le retour à la réalité. Plus rien sinon les gens dans la rue qui vont vous reconnaître le temps d’une petite semaine. Mais le plus beau c’est la porte de la maison de disque qui ne s’ouvre pas. À chaque élimination, les élèves promettent au public qu’ils se reverront – sous entendu « je vais enfin pouvoir placer ma maquette à Pascal Nègre ». Sauf que Pascal Nègre il en a rien à foutre d’un mec qui à fait 15 % de suffrage. Pascal Nègre, il s’en tape le coquillard des élèves de la Star Ac’. Et en même temps, on ne peut pas lui en vouloir. S’il fallait qu’il produise les 128 « pseudo artistes », ça ferait beaucoup d’argent jeté par les fenêtres. Cette année, c’est Johanna qui gagnera parce qu’elle a une grande voix. Pour la suite, je lui conseille de vite s’acoquiner avec des auteurs de qualité, comme Julien Doré a su le faire avec Cocoon, Arno ou Christophe. Sinon, c’est le début de l’enfer.




Bloc Party

1112008

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La force brute de cet album ambitieux transparaît dès la première écoute. Bloc Party revient avec Intimacy et met tout le monde d’accord. Sur la pochette, deux bouches de femmes se rapprochent et annoncent la couleur : ici tout est permis et s’embrasser entre personnes du même sexe est recommandé.
On entre dans l’album comme on entrait au Tryptique à la bonne époque, sur la pointe des pieds, longeant le couloir, avec la musique au loin qui grossit en même temps que l’odeur de bière envahit l’espace, ne sachant pas si le DJ embauché pour l’occasion va vous conduire tout droit vers la quatrième dimension. Ce soir, le groupe, c’est Bloc Party et il déchire tout. La soirée va être bonne, noire, sourde, absolue. La fumée marquera vos fringues, la basse fera trembler vos cœurs et la douceur des lèvres de votre voisine de dancefloor justifiera à elle seule votre démarche solitaire. Écouter le dernier album de Bloc Party c’est comme aller au Triptyque un soir de déprime au début des années 2000, boire des bières en regardant ce qui se passe autour et se faire cueillir par le son du DJ décidé à vous faire du bien.




Love lockdown

20092008

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Love lockdown, le dernier single de Kanye West, premier en Angleterre, arrive en France et déchire tout. C’est LE hit de la rentrée et il n’y a pas photo.




Across the Universe

18092008

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Dites 33 ! C’est le nombre de chansons des Beatles reprises dans le film de Julie Taylor, Across the Universe, pour illustrer l’histoire d’un amour qui dépasse toutes les frontières. Partant du contenu de ces chansons, Julie Taylor a batti un film de 2h15 dans lequel se croisent Bono, Joe Cocker ainsi que des acteurs charismatiques (Evan Rachel Wood, Jim Sturgess, Joe Anderson) qui nous rassurent sur la génération montante. Sur fond de manifs contre la guerre du Vietnam, la volonté de construire un mélo original et rock n’roll est affichée. C’est réussi car, Helter Skelter nous excite, Hey Jude nous émeut et Don’t let me down nous rappelle que l’amour, il faut le dire, en plus de le faire.




L’objet du scandale

8092008

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Jacques Attali, Charles Berling et Claude Allègre, entourés de chroniqueurs de qualité comme l’historien de l’art Pierre Sterckx ou Stéphane Blakowski, ont pu débattre aujourd’hui sur France 2 grâce à la nouvelle émission de Guillaume Durand « L’objet du scandale ». Pour la première fois depuis des siècles, la télévision à réussi à attirer mon attention un dimanche après-midi en diffusant un programme au concept vraiment rafraîchissant et ludique. Aujourd’hui, c’est le téléphone portable qui a fait l’objet du scandale : Stéphane Blakowski, qui en a brillamment fait l’historique, a donné l’opportunité à Guillaume Durand d’amener la discussion sur les problèmes de liberté et de sécurité liés à ce petit bijou de technologie pour enfin ouvrir le débat sur l’influence des moyens de communication dans le travail des artistes. J’ai regardé, écouté, ri, réagi, et la sensation d’avoir été enrichi a fini par me gagner. Guillaume Durand, même s’il s’est senti obligé de préciser que Gauguin était un peintre, au risque de prendre les téléspectateurs pour des ignares, a dirigé son émission de main de maître tout en semblant prendre beaucoup de plaisir. Vivement dimanche prochain.




Dirt

6092008

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Quelle est la série la plus décapante du moment? DIRT!
Et il n’y a pas photo. Malgré un pilote désastreux, la série produite par David Arquette et Courtney Cox mérite la palme d’or des séries les plus barrées, à l’image de son personnage principal, Don Konkey (Ian Hart), paparazzi schizophrène et par dessus tout fidèle à son amie d’enfance Lucy Spiller, la redoutable rédactrice en chef de Dirt Now, LE magazine people qui souffle le froid et le chaud sur le petit monde des célébrités. Dirt, description acerbe du monde de la presse, dénonce l’emprise des médias et décortique les dessous d’un monde construit de toute pièce où l’image prime sur le contenu, où l’argent est roi et où le chantage est une arme de destruction massive. Les dommages collatéraux sont nombreux: suicides, drogue, alcool, tout y passe. Dirt, c’est un peu le côté obscur de la célébrité, la vie derrière le miroir avec tout ce qu’on y trouve de trash: prêtres pédophiles, enfants stars suicidaires, trahisons entre frère et sœur, voyeurisme débridé, partouzes, overdoses… Autant d’éléments qui nous prouvent que cette série est formidable….




Jay-Z

4092008

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C’est l’histoire d’un petit gars de banlieue qui, plutôt que de continuer à vendre de la drogue, décide de vendre des disques.
C’est ainsi que Jay-Z donne naissance à Blueprint, sorti en 2001, à ce jour considéré comme le meilleur album Hip-Hop de tous les temps. Même l’exigeant Abd Al Malik en parle comme d’une « leçon » dans son album Gibraltar. Né dans le quartier chaud de Marcy à Brooklyn, Jay-Z commence par vendre de la drogue, l’équivalent du cassage de chambres d’hôtel pour un rockeur, avant de fonder son label Roc-A-Fella Records, celui qui héberge notamment le grand Kanye West. Tous deux sont à l’origine d’un rap intelligent, mélodieux, associé à des participations plus prestigieuses les unes que les autres. Jay Z, aujourd’hui marié à Beyoncé, serait d’ailleurs en studio pour enregistrer Blueprint 3 alors qu’il vient de quitter Def Jam Records pour signer chez Live Nation, le plus important producteur de concerts au monde.
Blueprint, un album à se procurer impérativement avant de découvrir le reste de la production du rappeur, notamment le très bel album Kingdom Come (2006) et la magnifique BO d’American gangster (2007) sur laquelle apparaissent, en autres, Nas, Kanye West et Beyoncé.




Nick and Chloe

1092008

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www.nickandchloe.com







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