Isild Le Besco

23112008

image21.png

On la connaît sans vraiment savoir dans quels films elle a joué. De mémoire, je l’ai vu dans Sade (César du meilleur espoir féminin), dans ce film sur cet horrible serial killer, puis hier soir dans Backstage, loué comme ça, par élimination. Elle y joue Lucie, une ado paumée qui voit débarquer un jour chez elle l’équipe de « Backstage », l’émission qui propulse d’un coup de baguette magique les célébrités chez leurs fans. La star en question, c’est Lauren (jouée par Emmanuelle Seigner), un mélange de Mylène Farmer et de Madonna qui a une nette tendance à la déprime depuis que son amoureux (Samuel Benchetrit) l’a quittée. Ce film parle de cristallisation – celle des fans pour leur idole -, de la relation unilatérale et pathétique qu’entretiennent une minorité d’entre eux avec leur vedette. Ce film parle de tout ceux qui donneraient leur vie pour une minute passée avec ELLE : leur star. Ceux qui attendent toute une nuit au pied d’un hôtel ou à la sortie de chaque émission de télévision à laquelle participe leur chanteur ou chanteuse préférés. C’est un bon sujet qui n’a jamais vraiment été exploité. Isild Le Besco… Perle rare qui tient ici le rôle d’une jeune fille fragile, folle par moment, éperdue surtout, et étrange tant son regard peut se perdre pendant de longues secondes, sans faillir du moindre clin d’œil. Une justesse qui donne la chair de poule, une justesse qui nous fait dire que sans elle, ce film n’aurait pas eu la même couleur.




Le premier jour du reste de ta vie

16082008

image1.png

Le premier jour du reste de ta vie est le plus beau film (français) que j’ai vu depuis longtemps. Une vraie émotion de cinéma qui, à en juger à l’applaudimètre, semble avoir été partagée par l’ensemble des spectateurs de la salle. C’est assez rare pour le souligner. Cinq acteurs, cinq merveilles, avec une mention spéciale à Jacques Gamblin, magistral en père aimant tentant d’éviter à tout prix de recréer le schéma paternel.
Le film nous touche en plein cœur à plusieurs reprises grâce à une belle écriture, simple, juste et efficace qui parvient à éviter les clichés (exceptées une ou deux scènes), et dont la principale qualité est de permettre aux spectateurs de s’identifier grâce à un phénomène de lâché prise.
L’histoire de la famille, condensée en cinq chapitres, est rythmée par une BO incroyable (composée par Sinclair dit « Whaou » pour les intimes), la réalisation frôlant alors avec le clip vidéo, renforçant ainsi l’émotion et l’immersion du spectateur avec beaucoup de malice. Quelques jolies répliques resteront sûrement, comme celle mettant en scène le grand-père face à ses petits enfants qui leur évoque les annotations inscrites sur le bulletin scolaire de leur père : « A touché le fond…mais creuse encore! ».
On se délecte de ce film du début jusqu’à la fin ; les cyniques vous diront que c’est cliché, facile ou plein de bons sentiments, bien au contraire, le film est riche et particulièrement rafraîchissant. Il faut absolument voir cette scène, disponible sur internet, où Gamblin donne des conseils de Air Guitar à son fils, il faut voir ses yeux plein de fierté lorsqu’il voit celui-ci s’élancer sur la scène et l’entendre prononcer à la fin du concert cette réplique merveilleuse « Tu penseras à remettre le manteau léopard de ta mère à sa place car si elle l’apprend, ça va couiner ».

Le premier jour du reste de ta vie, un film de Rémi Bezançon, en salle.







Alex Blog |
Notre mariage - Il nostro m... |
CANTERBURY T@LES |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | high school musical et camp...
| margauxlaptiitelouloute
| Blog du niveau intermédiaire