C’est qui celle-là ?

23112008

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On se plaît à critiquer la Star Academy, pourtant, comme tout le monde, on la regarde. Mais pour chacun d’entre nous, ça coule de source, les participants sont fous car rares sont les « anciens » à avoir fait quelque chose de leur vie d’artiste : Jennifer, Nolwenn, Olivia Ruiz, heu…et les autres? Oubliés… Sur les 128 candidats, en huit ans d’émissions, ça fait peu. Pourtant, les premiers à s’être présentés à ce télé-crochet ont bien fait. Ils ne savaient pas à quoi ils s’exposaient les pauvres. Il fallait tenter. Ils ne pouvaient pas savoir qu’ils finiraient amputés de leur nom de famille. « Oh! tu as vu maman, c’est Patrice de la Star Academy » ou encore « Oh regarde la grosse, là! c’est la fille de la Star Ac’ ». C’est pour ça que je n’arrive vraiment pas à comprendre comment d’autres prétendants ont pu nourrir les saisons suivantes. Sans doute des mercenaires attirés par le fameux million d’euro mais sûrement pas des artistes. Lorsqu’on revendique ce statut, il n’est pas recommandé de prendre le risque de voir sa crédibilité réduite à néant quand bien même celle-ci n’est partagée que par un petit nombre de gens. Parce qu’après, c’est foutu! L’hécatombe de la première saison, l’hémorragie mentale qu’elle a provoquée auraient dû leur permettre d’y voir clair : cette émission grille à tout jamais les chances d’un artiste d’être crédible pour le plus grand nombre. Olivia Ruiz est l’exception qui confirme la règle même si je crois savoir que pour elle, les choses n’ont pas toujours été faciles, justement à cause de la marque Star Ac’. Elle s’est heurtée à très forte résistance…
Donc, comment se fait-il qu’après sept années d’horreurs, sept années qui auraient dû servir la cause des artistes de l’ombre – ceux qui tentent de se construire en multipliant les scènes, les sessions d’enregistrement, les répétitions – des jeunes gens pétris de talents (pour une minorité) n’aient pas eu l’intelligence de se rendre compte de l’immense erreur qu’ils étaient en train de commettre? Si vous leur posez la question, vous verrez que 90 % d’entre eux regrettent amèrement leur participation.
Mais le pire ne se trouve pas dans cet élément statistique. Le pire, c’est que tous les jours pendant quatre mois, ces « artistes » sont exposés au regard de millions de téléspectateurs qui aiment, détestent, se moquent et se vengent de leur propre condition en crachant sur les visages fatigués des participants bercés d’illusions par l’écho des fans massés devant la porte de l’hôtel particulier de la rue Charlot. Très particulier cet hôtel au vu de ce qui s’y passe… Hier soir, nous avons pu voir Edouard, dans le confessionnal, se toucher les parties intimes pour ensuite se renifler les mains comme un enfant de cinq ans qui chercherait à faire rire ses camarades de classe. Sauf qu’ici, la classe est habitée par cinq millions de personnes. Aïe. Grosse erreur. Si tu crois que tu vas incarner le rêve de milliers de jeunes filles, tu repasseras. Peut-être que ce geste constitue un acte de subordination ou un suicide électoral. Faire ça la semaine où tout le monde peut-être viré, c’est…spécial. Se toucher les couilles et se sentir les mains en direct à la télévision, franchement, ça craint. La suite logique, c’est l’élimination, la tragédie grecque, les profs qui pleurent, les élèves qui pleurent aussi mais hypocritement car ils sont ravis d’avoir été sauvés. C’est la sortie du château, la tristesse hivernale, puis le retour à la réalité. Plus rien sinon les gens dans la rue qui vont vous reconnaître le temps d’une petite semaine. Mais le plus beau c’est la porte de la maison de disque qui ne s’ouvre pas. À chaque élimination, les élèves promettent au public qu’ils se reverront – sous entendu « je vais enfin pouvoir placer ma maquette à Pascal Nègre ». Sauf que Pascal Nègre il en a rien à foutre d’un mec qui à fait 15 % de suffrage. Pascal Nègre, il s’en tape le coquillard des élèves de la Star Ac’. Et en même temps, on ne peut pas lui en vouloir. S’il fallait qu’il produise les 128 « pseudo artistes », ça ferait beaucoup d’argent jeté par les fenêtres. Cette année, c’est Johanna qui gagnera parce qu’elle a une grande voix. Pour la suite, je lui conseille de vite s’acoquiner avec des auteurs de qualité, comme Julien Doré a su le faire avec Cocoon, Arno ou Christophe. Sinon, c’est le début de l’enfer.




L’objet du scandale

8092008

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Jacques Attali, Charles Berling et Claude Allègre, entourés de chroniqueurs de qualité comme l’historien de l’art Pierre Sterckx ou Stéphane Blakowski, ont pu débattre aujourd’hui sur France 2 grâce à la nouvelle émission de Guillaume Durand « L’objet du scandale ». Pour la première fois depuis des siècles, la télévision à réussi à attirer mon attention un dimanche après-midi en diffusant un programme au concept vraiment rafraîchissant et ludique. Aujourd’hui, c’est le téléphone portable qui a fait l’objet du scandale : Stéphane Blakowski, qui en a brillamment fait l’historique, a donné l’opportunité à Guillaume Durand d’amener la discussion sur les problèmes de liberté et de sécurité liés à ce petit bijou de technologie pour enfin ouvrir le débat sur l’influence des moyens de communication dans le travail des artistes. J’ai regardé, écouté, ri, réagi, et la sensation d’avoir été enrichi a fini par me gagner. Guillaume Durand, même s’il s’est senti obligé de préciser que Gauguin était un peintre, au risque de prendre les téléspectateurs pour des ignares, a dirigé son émission de main de maître tout en semblant prendre beaucoup de plaisir. Vivement dimanche prochain.




Enquête pas très exclusive

1092008

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Non, cette photo n’est pas tirée du dernier film de Patrice Leconte Les Bronzés se défoncent à Miami. Immortalisée par un étudiant de troisième cycle d’une prestigieuse université des Etats Unis, cette scène se déroule lors du dernier « Spring break » filmé par les caméras d’ »Enquête exclusive », l’une des émissions phare de M6.
Pour l’occasion, Bernard De la Villardière consacre sa classieuse émission à ce sujet pour le moins « concernant » (c’est le mot de la rentrée : il faut réaliser des sujets qui concernent le plus de monde possible) : « Jeunes et alcool : quand les fêtes dégénèrent ». Pour illustrer le document, Beber a envoyé deux journalistes filmer des images au péril de leur vie dans cet enfer fait de plages, de soleil, de filles et d’alcool… Bon d’accord, c’était pas le terrain de reportage le plus dangereux qui soit mais quand même : être entouré de jeunes bourrés, drogués, passant leur journée à vomir et à crier « Was up! », ça n’a pas du être facile. Pourtant, j’imagine la réaction des journalistes le jour où ils ont appris l’objet de leur mission : « Messieurs, vous partez dès demain pour la Floride filmer le Spring break. -Trop cool man, merci… ».
Erreur les gars. Là-bas, les gens sont vulgaires, gros et moches. Ben ouais, c’est pour ça qu’ils boivent les gens, pour oublier leur condition.
S’en suit un beau reportage sans montage apparent, avec une volonté farouche d’atteindre la vérité sans jamais tomber dans le sensationnalisme ni le voyeurisme… Hé hé.
En parallèle de tout cela, nos deux journalistes, droits dans leurs bottes, se sont attachés à suivre des fous de Dieu passant leur temps à haranguer les foules de jeunes dépravés afin de les ramener sur le chemin de Dieu. Donc, si je comprends bien, pendant le Spring break, soit on se défonce grave, soit on prie pour le salut de son âme. Et il est où le juste milieu messieurs les journalistes, hein, il est où ?




Island Records

31072008

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Jamais je n’avais regardé cette émission sauf une fois, il y a deux ans, pour y voir un copain d’école tenter de tenter une tentatrice (?). Mais cette année, je me délecte tous les mardis soirs de retrouver mes quatre couples séparés (par la distance) assister en direct à l’explosion de leur relation amoureuse. Pourtant je m’étais longtemps refusé à regarder ce programme. « Trop avilissant, c’est la fin des haricots » disais-je. Je me revois tenir de longs discours sur l’importance du boycott de ces émissions. « Si nous résistons, ils seront bien obligés de mettre autre chose à la place non ? »
Six ans donc, six ans de résistance pour finir vautré dans mon canapé chaque mardi. Mais alors pourquoi? Pour plusieurs raisons.
Tout d’abord une présentatrice hors du commun capable de garder le visage figé pendant trente bonnes secondes sans dire un mot, histoire de faire monter la pression. Une animatrice qui aime poser toujours la même question « Qu’avez-vous vu sur ces images? ». « Et ben…j’ai vu que ma femme, elle danse super proche d’un mec que si elle était en face de moi ça se passerait mal! » Que voulez-vous répondre sinon raconter ce que tout le monde vient de voir à l’instant? Des réponses du style « Quelle grosse morue! » sont proscrites, comme si on était à la télé, comme si des caméras étaient en train de filmer. Non, s’il y avait des caméras personne ne céderait aux tentateurs. Ils ne sont pas bêtes tout de même les candidats, faire ça devant la France entière!
Bêtes, non, mais du sud, oui. 90 % des participants viennent du sud de la France, en témoigne l’accent prononcé de Marseille, de Toulouse, de Montpellier, d’Aix ou encore de Perpignan que l’on peut entendre. Mais alors pourquoi? Les gens du sud sont-ils plus bêtes que les autres pour aller « se montrer » de la sorte? Ont-ils un rapport différent à la représentation? Est-ce que s’afficher fait partie de leur culture? Bof, moyenne l’analyse, j’en conviens. Pour autant, ils sont tous du sud, ça c’est sûr. Qu’avons nous vu cette semaine?
Lindsay, la jeune brésilienne, qui a trompé son mec le premier soir s’est séparée de ce dernier en quittant l’île prématurément. Mais je pense que c’est lui qui avait raison: « Moi, la fille je l’ai embrassée deux jours après être arrivé. Et toi? Le premier soir oui, le premier soir! C’est donc toi qui as généré cette situation! ». Oui, c’est aussi ça l’île de la tentation.
Un autre couple les a remplacé et malgré les promesses du monsieur à la madame, il semblerait que ça ne soit pas gagné pour eux non plus. Mais il y a beaucoup plus de chances de se séparer en participant à l’île de la tentation plutôt qu’en participant à « Question pour un champion ». Vous serez d’accord, Julien Lepers n’a pas vraiment une tête de tentateur…même s’il pose vachement bien les questions: Je suis, je suis je suis ?




Six crêpes, sorry

26072008

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23h vendredi soir, je suis devant TF1, une coupure pub vient de voler la vedette à Benjamin Castaldi et le pauvre animateur semble à chaque minute qui passe un peu plus consterné par les interventions des candidats enfermés dans cette énième maison/prison installée pour l’occasion à la Plaine St Denis. Les « acteurs » de cette série à succès vont bientôt être six à avoir rejoint la sortie et on se demande comment des téléspectateurs peuvent encore voter pour défendre leur candidat préféré. Moi, si j’étais à la place des votants, je voterais pour que les pires candidats restent dans la maison parce qu’il est clair que certains d’entre eux doivent rester enfermés tant ils sont une menace pour le monde extérieur. Si je devais croiser John David ou Isabelle au coin d’une sombre ruelle, je serais en proie à une terrible crise d’angoisse. Alors, quel que soit leur secret, qu’ils y restent dans leur maison construite par Martin Bouygues!
Pour que John David et son bandeau bizarre dans les cheveux restent à jamais loin de nous…tapez 1!







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